Économie en corse : le décryptage de la Banque de France
L’heure de la rentrée a sonné. Le moment idéal pour faire le point sur l’état de l’activité économique corse et ses perspectives. La note conjoncture de la Banque de France, sortie au début de l’été, permet de décrypter les tendances régionales. Production industrielle, services marchands, tourisme, bâtiment… quels enseignements majeurs retenir ?
Industrie : un ralentissement inattendu
Alors que les prévisions de mai laissaient espérer une progression, la production industrielle régionale a reculé en juin. Seule éclaircie : l’agroalimentaire, qui pèse 55,5 % des effectifs de l’industrie insulaire.
Plusieurs entreprises ont par ailleurs annoncé des hausses de prix pour répercuter le coût des matières premières.
Services marchands : une dynamique globalement positive
Les services marchands connaissent, quant à eux, une dynamique positive, portés par deux moteurs : le transport / l’entreposage et l’hôtellerie.
La restauration, en revanche, restait en juin en retrait par rapport à l’année passée. Les établissements avec terrasse ont en effet souffert de la canicule, les clients préférant les salles climatisées.
Bâtiment et travaux publics : une reprise fragile
L’activité du bâtiment a progressé en juin, mais elle demeure à un niveau insuffisant. Les carnets de commandes se remplissent lentement, que ce soit dans le gros œuvre (42,7 % des effectifs du BTP) ou le second œuvre (38,2 %). Les entreprises, prises en étau entre une forte concurrence et la hausse du coût des matières premières (béton ou acier notamment), ne peuvent répercuter ces coûts sur leurs devis. Conséquence : une dégradation des marges.
Pour les travaux publics, le constat est encore plus net : l’activité reste bien en deçà du niveau attendu. La commande publique restant faible, aucune amélioration n’est attendue au troisième trimestre.
Des entrepreneurs plus confiants ?
Durant cette période, les entrepreneurs se sont dit plus confiants dans l’avenir. L’indicateur d’incertitude a ainsi poursuivi sa détente au niveau national, rejoignant les niveaux antérieurs au conflit au Moyen-Orient. Les préoccupations des entreprises concernent toujours principalement les tensions internationales, qui pèsent sur le climat économique global et sur les prix des matières importées.
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